Choisir la paix
- Sébastien Neveu
- 16 juin
- 2 min de lecture

Mes chers compatriotes,
Depuis plusieurs mois, la France affirme vouloir peser sur tous les fronts : en Ukraine, au Proche-Orient, en mer Rouge, en Afrique, demain peut-être à Taïwan. Nous multiplions les déclarations de fermeté, nous envoyons des frégates, des avions, des aides militaires, des munitions.
Mais une question fondamentale se pose : sommes-nous réellement prêts ?
Je pose la question simplement, sans provocation. Car derrière la posture, il y a la réalité. Et cette réalité, c’est celle d’une armée que même les experts jugent trop juste. Nous avons une armée de qualité, mais pas de masse. Des équipements modernes, mais en quantité limitée. Des hommes et des femmes courageux, mais en sous-effectif et sous pression.
Et pendant ce temps, on parle d'engagements multiples. Mais à quel prix ? Combien cela nous coûtera-t-il ?
En argent, alors que les Français souffrent de l’inflation, de la crise du logement, de services publics fragilisés ?
En vies humaines, si demain un conflit majeur éclate et que nos soldats sont envoyés sur plusieurs théâtres à la fois ?
Et pour la population ? Avons-nous des abris anti-aériens dans nos villes ? Des plans de protection civile à jour ? Des stocks de médicaments et de nourriture ?
La vérité, c’est que la guerre ne peut plus être un mot facile dans la bouche des puissants, sans que cela ne devienne une réalité brutale pour le peuple.
Alors je le dis calmement, mais fermement : et si, au lieu de foncer vers l’escalade, nous reprenions la voie de la diplomatie ?
La France a toujours su être une puissance d’équilibre, un pays respecté pour sa capacité à dialoguer, à désamorcer, à proposer des solutions. La paix n’est pas un renoncement. C’est un courage.
Oui, préparons-nous. Oui, renforçons notre défense nationale. Mais n’ouvrons pas tous les fronts à la fois, au risque de les perdre tous.
Il est temps d’avoir un discours de vérité.
Il est temps de défendre les Français, pas l’illusion de la grandeur dans le vacarme des canons.
Je choisis la lucidité. Je choisis la paix. Et si la guerre devient inévitable, alors elle devra être juste, proportionnée, et préparée.
Pas proclamée sur un plateau de télévision.
Commentaires